CET ARTICLE N’EST PAS À JOUR – les contenus qu’il renferme peuvent garder une pertinence, mais ne témoignent plus forcément de notre actualité sur ces questions
Vaste sujet !
Je pourrais écrire un article dessus, pour parler des différentes méthodes que j’ai eu l’occasion de tester depuis 20 ans (de toutes parts), anonymes ou non, informées ou non, en mains propres ou non… toutes diversement valables selon les contextes où on les pratique.
Elles sont toutes plus ou moins « libres » selon ce qu’on met derrière ce mot, plus ou moins inclusives en fait, plus ou moins accessibles selon les milieux où l’on a grandi et évolué, plus ou moins vraiment conscientes.
Quoique l’université du Nous, certain-e-s libristes d’internet ou l’écolieu Terra m’aient semblé avoir bien creusé le sujet aussi, l’approche qui m’a semblé la plus aboutie jusque là est celle qui s’est développée en même temps que la justice restaurative, sous l’impulsion en particulier de Dominic Barter, avec tous ses soutiens et tous les retours d’expérience au Brésil et partout dans le monde ces dernières années. Sur le wiki français des systèmes restauratifs, deux pages présentent le principe et la pratique de la « coresponsabilité financière ».
Outre ce bref topo et ces liens, l’intention de cet article est aussi de publier des extraits de topos, qui peuvent être utiles peut-être pour des groupes. Ces supports – qui ont l’inconvénient d’être écrits et longs à lire, et donc volontiers excluants pour toutes les personnes qui ne sont pas à l’aise avec ce mode-là – mais rien n’empêche alors de chercher d’autres stratégies pour mieux inclure – sont en creative commons, alors bienvenue pour les améliorer.
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**Combien ça coûte cet atelier ?**
C’est une question complexe, insoluble. Même d’estimer au juste le temps de préparation requis est difficile : faut-il intégrer les apprentissages, les dérives, les soutiens, les inspirations, l’ensemble des feedbacks ? Et puis, faut-il rajouter au prix de l’essence un programme de capture de carbone pour nous tou-te-s ? Ne ferions-nous pas les mêmes métiers aussi volontiers bénévolement, avec un revenu de base décent – plutôt que de perdre notre énergie à chercher des moyens ? Est-ce aux participant-e-s d’assurer seul-e-s le coût d’un ouvrage qui touche au-delà du personnel, au bien-être sociétal ?
Ainsi, plutôt que de fixer un prix, nous choisissons de demander aux participant-e-s une contribution financière « libre et consciente » : nous invitons chacun-e à estimer au plus juste ce qu’iel souhaite donner, en fonction de ses propres moyens (revenus et biens), de son ressenti de ce qui a été reçu & partagé, de ses perceptions des usages socio-économiques (tarifs des formations professionnelles et des stages de développement personnel…), du cercle en présence et de nos besoins. Tout cela peut commencer à se faire déjà avec ce qui est posé ici, mais cela se clarifie surtout avec la rencontre en présence !
La remise des participations se fera à la fin de l’atelier, simplement et sans qu’il y ait besoin de justifications (même en-deça ou au-delà d’une ‘échelle de prix un peu typique qu’on pourrait proposer telle « de 30 à 330€
par jour », si par exemple vous vous percevez actuellement hors du commun d’ici en matière de richesse ou de pauvreté : moins que RSA ou plus que ISF…)
Les fonds récoltés permettront d’organiser de nouveau de tels stages et de consacrer vraiment du temps pour le faire, plus que de rétribuer celui-ci qui aura déjà eu lieu : ce que nous recevons nous donne les moyens de continuer l’ouvrage-là, afin que d’autres puissent vivre de nouveau quelque chose de comparable. La générosité est bienvenue pour qui en a les moyens !
**Économie consciente et libre, déjà vraiment ?**
Nous cherchons à faire en sorte qu’aucun frein financier n’empêche de participer à nos propositions, car nous voulons qu’elles puissent être ouvertes à toutes et tous, sans discrimination d’aucune sorte. Nous cherchons à incarner des modèles de sociétés où chacun-e a toute sa place et contribue adelphiquement au bien de tou-te-s, plutôt que de ceux où règnent la compétition, la peur et la spéculation, qui pour nous engendrent de manifestes inégalités et tout un cortège de malheurs terrestres.
Nous sommes engagé-e-s dans une réflexion sur les valeurs qui nous tiennent vraiment à cœur, l’échange, le partage et les différentes sortes de richesses. Nous adhérons à plusieurs réseaux de
monnaies alternatives (SEL, JEU et monnaies locales, comme par exemples en pays de Rance la Maillette et vers Brocéliande le Galais) : étapes de transition vers cette possible utopie, une économie humaine
**Et concrètement ?**
Selon les ateliers, divers processus peuvent être proposés, anonymes ou non, avec ou sans parole collective. Ça fait partie de l’ouvrage.
Nous pouvons recevoir des virements, des chèques, et bien sûr du liquide. Vous pouvez aussi proposer d’autres formules de réciprocités (dons en nature ou en services, paiements en plusieurs fois ou autres), et nous vous dirons alors si nous les acceptons volontiers ou non.
Vous pouvez enfin vous sentir plus à l’aise peut-être avec l’idée d’une réciprocité ouverte : même en imaginant que vous donniez possiblement « trop » ou « pas assez » au regard de qui que ce soit, d’autres dons, d’autres échanges, d’autres partages par la suite contribueront à faire de cette terre une chouette planète où vivre.
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C’est pas dans cette version du doc que j’avais détaillé combien représentait 100€ de dons net « dans notre poche » au final : « lorsque nous travaillons en coopérative c’est-à-dire une fois déduites la TVA (20% sauf formation pro et facturation entreprises), la part de la structure coopérative qui nous embauche (administration, gestion : 10,25% de la marge brute), les charges fixes de notre propre enseigne (location, com’, frais de route etc : encore une bonne décime au moins) et bien sûr les cotisations sociales dont nous sommes fier-e-s : entre 30 et 35€ ! mais alors, ça ouvre une protection sociale de qualité en principe, et … des droits au chômage :^) … »
Voire aussi la réflexion postérieure sur ce même thème partagée dans l’article « le paradoxe de la valeur libre »


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